Collectif du 21 octobre

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Nous ne resterons pas sans réagir!

14/08/2016 - Lu 13427 fois
Le Collectif du 21 octobre rassemblant des personnes venues de tous les fronts de la révolte sociale et de nombreuses organisations lyonnaises s’est constitué pour mener une campagne d’ampleur contre la stratégie de criminalisation de la colère des jeunes entrés dans la mobilisation contre la réforme des retraites dès le 14 octobre 2010 à Lyon ...

Le  Collectif du 21 octobre rassemblant des personnes venues de tous les fronts de la révolte sociale et de nombreuses organisations lyonnaises s’est constitué pour mener une campagne d’ampleur contre la stratégie de criminalisation de la colère des jeunes entrés dans la mobilisation contre la réforme des retraites dès le 14 octobre à Lyon.

Police et justice main dans la main pour réprimer cette révolte

Les opérations policières menées à Lyon contre les  « jeunes » venus prêter main forte aux « vieux » dans la mobilisation contre la réforme des retraites de Sarkozy ont culminé avec la séquestration de 600 d’entre eux le 21 octobre 2010 sur la place Bellecour pendant plus de 6 heures. Les témoignages affluent pour en dire le caractère illégal, brutal et traumatisant.

Mais la répression avait déjà commencé bien avant sous l’impulsion d’un préfet décidé à généraliser les méthodes utilisées depuis des années contre les habitants les plus jeunes des quartiers populaires. Une justice aux ordres de cette politique de répression s’est en même temps mise en place à Lyon à coups de comparutions immédiates revendiquant son caractère de « justice d’exception ».

Lycéens, collégiens, chômeurs, précaires, ils sont plusieurs centaines à subir cette justice caricaturale. Majeurs, mineurs, ils ont été condamnés ou vont l’être prochainement par des juges qui voient arriver des dossiers vides servis par des procédures plus que douteuses. Des juges qui devraient avoir le courage de les relaxer mais qui pourtant les condamnent. Et un parquet qui fait appel pour que soient appliquées des peines « exceptionnelles »…

Justice d’exception et État policier

Les procureurs prennent leurs ordres chez les préfets. Des préfets qui sont de plus en plus souvent d’anciens flics. Serge Portelli, président du Tribunal de grande instance de Paris, disait lui-même, lors du meeting du 24 novembre 2010 à Lyon : « Comment voulez-vous que nous n'entrions pas dans cet État policier alors que ce sont les policiers eux-mêmes qui commencent à peupler, et avec une volonté délibérée du pouvoir, tous les rouages de l'administration ? »

Précarité, boulots de merde, traitements au faciès, « vieux » qui les montrent du doigt et gaz lacrimo quand ils lèvent le poing, c’est l’ordinaire de la jeunesse depuis 10 ans dans notre pays. Contre cette société-là, ils se révoltent et ils ont raison. Nous devons les soutenir, les entendre. Nous devons faire face avec eux à cet état policier qui leur envoie ses flics. A cet état policier qui tente de les broyer dans l’engrenage d’une justice d’abattage. A cet état policier, dont le président n’a dans la bouche que la rhétorique de la peur et de la guerre !

Le collectif mène campagne sur plusieurs fronts

Le Collectif du 21 octobre veut organiser le soutien juridique et social des condamnés et de leurs familles. Il ira jusque dans les salles d’audience apporter sa solidarité avec celles et ceux qui se sont révoltés et qui ont eu raison de le faire !

Nous demandons également l’abandon des poursuites !

Le Collectif du 21 octobre, en étroite coopération avec les magistrats et les avocats qui sont de notre côté, portera cette exigence à son terme.

Nous voulons que ceux qui ont organisé ces opérations de police illégales à bien des égards et totalement illégitimes rendent des comptes devant les tribunaux. Le Collectif du 21 octobre va soutenir tous celles et ceux qui portent plainte, avec la constitution en parties civiles des organisations qui le composent et avec le concours du Syndicat de la Magistrature et du Syndicat des Avocats de France.

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